3 soupapes de sécurité antistress

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Lorsque j’ai reçu l’invitation du blog « Habitudes Zen » à participer à un événement inter-blogueurs sur le thème « 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien », je me suis demandé si j’avais vraiment des habitudes quotidiennes antistress.

Les méthodes pour se détendre sont à la portée de tous sur internet. Je vous invite d’ailleurs à lire l’article 12 petits pas pour vaincre votre stress qui aide à mieux comprendre pourquoi nous sommes stressés et quelles réponses nous pouvons apporter à ces difficultés. Pourtant, on a beau avoir toutes ces connaissances à portée de main, changer d’habitudes prend parfois du temps car notre esprit, allez savoir pourquoi, fait de la résistance.

Comment mettre en place des habitudes antistress?

Autant le dire tout de suite, pour moi, le stress, c’est une seconde nature. Je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite (enfin je crois, car je ne sais plus trop à quel âge ça a vraiment commencé). C’est ainsi ! J’aimerais pouvoir dire que je suis super cool en toutes circonstances, mais la vérité, c’est que me détendre est presque un challenge permanent.

Cool man !

Et que ce soit clair, ces injonctions que j’ai entendues 56, 5 millions de fois : « Cool ! Relaxe ! Détend-toi ! », n’aident en rien à se détendre. Elles font même l’effet inverse. Si vous voulez m’aider à me détendre, faites-moi un beau sourire sincère, chaleureux et compréhensif, prenez-moi dans vos bras, massez-moi, dites-moi que je suis formidable, que vous m’aimez, mais arrêtez de me dire que je dois me détendre : JE LE SAIS !!!

Malgré tout, étant bien consciente de cet état de fait, je me disais qu’à part le yoga (ce qui est déjà pas mal) que je pratique trois fois par semaine depuis six ans, je ne voyais pas ce que je faisais quotidiennement pour mon bien-être.

En y réfléchissant un peu plus, je me suis rendu compte que j’avais mis en place certaines habitudes un peu malgré moi. Sans réelle volonté de ma part à l’origine, mon corps et mon esprit ont peu à peu créé des routines qui m’aident à me détendre. Je le fais sans effort car j’en ai tout simplement besoin. Je vous propose trois de ces habitudes, très simples à instaurer et directement liées à la détente.

Soupape antistress n°1 : Marcher

Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ;si tu penses mal, marche encore.” Jean Giono

La marche est sans doute la plus simple et la plus abordable des activités physiques et finalement, comme tout ce qui nous ramène à la simplicité, elle devrait être essentielle dans notre vie.

À force de passer huit heures par jour assis sur une chaise de bureau pour aller ensuite se caler sur le siège de sa voiture, et finir par s’affaler sur son canapé, nous avons tendance à oublier que nous sommes des animaux marcheurs.

Un de mes grands plaisirs, les soirs où je ne vais pas au cours de yoga, c’est d’aller marcher dans le parc près de chez moi. Beaucoup de propriétaires de chiens y vont promener leur animal et, bien que je n’aie pas de chien, j’adore les regarder s’amuser comme des fous.

Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est simplement marcher, mettre un pied devant l’autre, pendant environ cinquante minutes, cinq fois par semaine, et c’est devenu pour moi une drogue douce.

La marche, l'antistress le plus naturel

 

Redevenir des bipèdes : l’antidépresseur naturel

La marche, surtout dans la nature, est un antidépresseur naturel. C’est un ensemble parfait combinant exercice physique, réflexion, éveil des sens et méditation. En activant son corps, on l’oxygène et on oxygène aussi son cerveau, nos tensions disparaissent et notre mental est apaisé. C’est aussi un bon moyen d’y voir plus clair, de faire surgir des idées.

Cette mécanique naturelle qui nous relie à la terre semble avoir l’effet magique de nous rappeler notre condition d’être humain. Nous nous reconnectons à cette fonction essentielle que nous avons peu à peu perdue, qui nous a permis pendant des millénaires de nous nourrir et d’explorer le monde. Je suis persuadée que cette activité de marcheur est inscrite dans nos cellules et que la retrouver nous ramène à l’essentiel. C’est comme si tout se remettait en place, comme si le corps et l’esprit étaient heureux de se retrouver et de marcher ensemble, en harmonie.

Non, je ne veux pas être un cul de plomb !

Être cul de plomb, voilà, par excellence, le péché contre l’esprit !
Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose.
Friedrich Nietzsche

Outre les bienfaits offerts au corps (apport d’oxygène, amélioration de la posture, développement de la force musculaire et de la masse osseuse, meilleure digestion, protection contre les maladies cardiaques et lutte contre le surpoids), la marche régulière aide à lutter contre la dépression.

Quand en plus, nous marchons dans la nature, nous voyons un tas de choses que nous ne voyons pas lorsque nous courons ou que nous faisons du vélo, et a fortiori lorsque nous sommes dans notre voiture. En marchant, nos sens s’éveillent et s’émerveillent.

Enfin, s’il fallait des arguments plus pratique pour vous convaincre, la marche ne demande pas d’équipements coûteux, elle peut se pratiquer n’importe où et ne nécessite pas de longue préparation. Vous avez décidé d’aller faire le tour du pâté de maisons ? Hop hop hop, enfilez des chaussures confortables et sortez. Et voilà !

Marcher pieds nus : la marche royale

Vous n’avez pas de chaussures confortables ? (hum, vous abusez là !). Pourtant, je pourrais vous dire : « Pas grave, marchez pieds nus ! » En effet, les spécialistes du corps (kiné, ostéo) recommandent la marche pieds nus. Pour retrouver nos sensations de bipèdes alertes, rien de mieux que de sentir le contact direct des 7 200 terminaisons nerveuses de chaque pied avec les Forrrces Tellurrrriques (à prononcer avec l’accent de Dali, ça fait plus d’effet).

Ce serait même la meilleure marche existante. Mais avant d’en parler plus, je vais d’abord la tester moi-même en pleine nature et vous en ferai un rapport complet dans un prochain article.

Soupape antistress n°2 : Faire la sieste

Chaque jour, à 14 heures, je m’éclipse discrètement de mon bureau pour rejoindre ma voiture. Pare-soleil, installation rapide d’un pseudo rideau pour réduire la lumière, siège rabattu, petit coussin pour la tête et hop, hello Morphée, ouvre-moi tes bras ! Mes collègues de travail ne sont pas dupes et connaissent mon petit rituel. Au début, ça a fait sourire, mais ça m’était égal, pour moi c’est vital.

La sieste, moyen antistress n°2

Le supplice de l’après-midi au bureau

Je travaille dans un bureau huit heures par jour et j’ai 45 minutes de coupure pour déjeuner. Lorsque j’ai commencé à travailler dans cette entreprise, je profitais de ces trois quart d’heures pour prendre ma pause repas. Mais l’après-midi était longue, très très très longue. Même en réduisant la portion de ma gamelle, me remettre devant un écran après le déjeuner a toujours été pour moi une torture.

J’avoue que parfois, la tête entre les deux mains, penchée sur quelques pages, je somnolais en essayant de faire croire que je réfléchissais intensément. Mais je ne pouvais pas vraiment me laisser aller. Je ne voulais pas vivre ce petit moment de solitude lorsque, alors qu’on glisse délicieusement vers le sommeil, le réflexe du corps qui ne veut pas s’endormir nous secoue brutalement.

Finalement, au bout de quelques mois, j’ai trouvé la parade à ce dilemme. Je prends dorénavant mon repas au bureau devant l’ordinateur et je prends ma pause pour faire la sieste dans ma voiture. Sacrilège, diront certains, manger devant l’ordinateur ce n’est pas sain ! J’en ai bien conscience. Mais dans la vie, nous avons toujours des choix à faire, même des touts petits, et moi, j’ai choisi le camp de la sieste.

Et ça change littéralement mes après-midis. Je ne dors pas trois-quart d’heures car le temps de sortir, de me relaxer assez pour m’assoupir et de revenir à mon bureau, il ne reste réellement qu’un demi-heure, parfois moins, pour dormir. Mais même un quart d’heure, même dix minutes, sont déjà une fontaine de jouvence pour pouvoir terminer la journée de travail avec les yeux en face des trous et un cerveau relativement efficace.

Oui, oui, les docteurs sont d’accord !

Les bienfaits de la sieste sont maintenant vantés par les médecins. C’est quand même un peu dommage qu’il faille toujours attendre l’aval des scientifiques pour accepter quelque chose comme bon, alors que notre corps et notre esprit l’ont compris depuis bien longtemps. Mais voilà ce que nous sommes devenus, des êtres qui ne savent pas simplement écouter leurs désirs profonds et qui ont besoin en permanence que les instances habilitées nous expliquent par A + B ce que nous savons déjà.

Alors, puisqu’il faut en passer par là, pour les plus sceptiques, sachez que de nombreuses études scientifiques ont été faites sur la question : réduction du stress, amélioration de la mémoire et de la concentration, meilleure créativité, plus de vigilance, baisse de l’hypertension et protection cardiovasculaire, rééquilibre du fonctionnement nerveux… Voilà les principaux bénéfices recensés par les scientifiques à propos de la sieste. Et tout ça bien sûr, vous permet d’être de meilleure humeur, car le manque de sommeil rend irritable et à la longue, peut mener à la dépression.

Sieste, sieste flash, sieste royale

La sieste ne devrait pas excéder 30 minutes. Si vous n’avez pas d’endroit où vous allonger, la sieste flash de moins de 10 minutes que vous pouvez faire à votre bureau, semble un bon compromis. Elle consiste à ne pas résister à la somnolence, mais au contraire à s’y laisser aller. La tête reposée sur vos bras repliés, ou même en restant droit sur votre chaise, aidé ou non d’une musique douce dans vos écouteurs afin de vous isoler de votre environnement, la micro-sieste permet de donner un coup de boost au cerveau en quelques minutes.

Enfin, comme il semble que les dettes de sommeil soient remboursables, si vous manquez vraiment de sommeil, autorisez-vous une sieste plus longue, de une heure à une heure trente, pendant le week-end.

Soupape antistress n°3 : Rire

Vous connaissez cette sensation particulière de détente que l’on ressent après un bon fou rire ? La responsable de cette détente est l’endorphine que notre cerveau libère et envoie dans notre corps, nous procurant cet état de bien-être que nous pouvons ressentir aussi après une séance de sport ou après avoir fait l’amour.

Prendre du recul

Sans parler de fou rire, car ceux-ci sont des moments privilégiés qu’on ne vit pas sur commande (c’est bien dommage, c’est si bon !), les occasions de rire tout simplement sont faciles à trouver. L’idéal bien sûr est de s’entourer de personnes disposées à la gaieté. Je ne dis pas qu’il faille passer son temps à rire bêtement de tout, mais juste d’essayer d’avoir cet état d’esprit prompt à démarrer au quart de tour pour voir le côté drôle d’une situation.

Ça permet déjà de prendre du recul et de dédramatiser des situations qui bien souvent n’ont qu’une gravité très relative. Le rire, s’il n’est pas malveillant, apporte de la légèreté à nos vies et nous évite de nous prendre trop au sérieux.

Rire, l'antistress le plus efficace

Apprendre à rire de soi

Rire, c’est aussi apprendre à rire de soi. Ce n’est pas toujours simple, mais ce n’est pas impossible. Ça fait partie de cet exercice qui consiste à prendre du recul. Lorsqu’on arrive à se détacher, ne serait-ce que quelques secondes, de son petit drame intime, et qu’on le regarde de l’extérieur, il en devient soudain moins important, et peut même prêter à rire.

La plupart du temps, ce n’est pas difficile pour ma part de me laisser aller au rire car ma collègue de travail étant prompte à la rigolade, nous nous entraînons mutuellement. J’adore déclencher son hilarité et ce n’est pas difficile car elle est très bon public. Il est donc rare que je passe une journée au travail en restant complètement sérieuse.

Dans tous les cas, j’essaie d’écouter, de lire ou de regarder des choses drôles au moins une fois par jour. Ce n’est pas un quota que je me suis fixée, mais c’est juste un besoin. Ça me fait du bien tout simplement, et n’étant pas masochiste, je recherche ce qui me fait du bien.

Ce que la science en dit

Rire oxygène le cerveau et le cœur, améliore la circulation sanguine, réduit la tension artérielle et décontracte les muscles. Cet effet antistress entraîne donc sa cohorte de bienfaits : il renforce le système immunitaire, aide à lutter contre les maladies cardiovasculaires, réduit la douleur, diminue l’anxiété et améliore le sommeil.

Ce qui est plus surprenant, ce sont les résultats d’étude sur l’anticipation du rire. Les hormones de stress de personnes se préparant à regarder des vidéos humoristiques seraient réduites de 38 à 70 % par rapport à un groupe de personnes qui n’anticipaient pas de rire.

Le rire est le chemin le plus direct entre deux personnes.
Charlie Chaplin

Enfin, le rire est aussi un bon moyen de faire tomber les barrières sociales, de rompre la glace, de se sentir connecté aux autres. Et rien que ça, c’est une grande partie du stress qui tombe de nos épaules.

 

Crédit images :
Image volcan: Julius_Silver
Image chimpazé : Skeeze – Pixabay
Imagehomme qui marche :  Mabel Amber  – Pixabay
Image chat : pxhere
Image enfant : Poison_Ivy


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