Faut-il avoir peur de la mort ?

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Hello, hello, chers amis lecteurs,

Cela fait un petit moment que je n’ai pas donné signe de vie, et avant de commencer ce nouvel article, laissez-moi vous dire en quelques mots le pourquoi de ce silence.

Lors des derniers mois, j’ai ressenti une grande lassitude face à mon travail et à l’organisation de ma vie en général. Je n’avais plus l’énergie pour mener ma vie quotidienne faite de boulot/auto/dodo, et en parallèle de continuer à écrire et tenter de développer mon blog. J’ai donc mis le blog en veille. Entre-temps, j’ai décidé de démissionner de mon travail qui commençait à sérieusement éroder mon enthousiasme dans tous les aspects de la vie. Je sentais qu’il fallait que quelque chose change et que je prenne une décision. Depuis le 31 janvier, je suis donc LIBRE ! Bon, libre, mais un peu dans le brouillard, et fauchée, mais libre quand même ! Je tente de travailler en freelance, ce qui est loin d’être facile, mais je reste optimiste. Et surtout, j’ai décidé de reprendre l’écriture du blog.

Et pour ce retour à la vie du blog, j’ai choisi de vous parler de la mort :-). Me voilà lancée dans un sujet plus qu’épineux mais je sais que je dois en passer par là. D’abord parce que lorsqu’on parle de vieillir, on s’approche forcément du sujet qui vient juste après : mourir, et d’autre part, je dois l’avouer, c’est un sujet qui m’a toujours fasciné. Pour cette reprise, j’inclus aussi une nouveauté, un podcast qui vient en complément du texte. Vous le trouverez plus loin dans l’article. Je souhaite en faire de temps en temps. Si vous voulez faire part de vos impressions, idées, etc., n’hésitez pas à me laisser un commentaire en bas de cette page.

La mort, mystère et fascination

La fascinante absente

Lorsque j’étais enfant, j’accompagnais ma mère au cimetière, sur la tombe de ma grand-mère. Une fois le caveau familial nettoyé, débarrassé des fleurs fanées et rafraîchi par un nouveau vase, je partais en éclaireur vers une autre tombe qui attendait notre visite, et qui me paraissait beaucoup plus intéressante. Elle enfermait sous sa dalle l’amie de ma mère, Huberte, morte à 19 ans. Sur la stèle, la photo en noir et blanc d’une jolie jeune fille souriante me fascinait.

 

Stèle

 

Garder les morts vivants en nous

Nous ne nous rendons pas compte à quel point la photographie, et encore plus par la suite la vidéo, ont changé notre rapport aux morts. Nous sommes ainsi capables de les maintenir en vie en nous, jusqu’à ce que nous mêmes passions de l’autre côté. C’en est presque miraculeux. Pendant des milliers d’années, les hommes ont vu disparaître leurs proches sans savoir pendant combien de temps ils pourraient encore se raccrocher au souvenir précis du disparu. Peu à peu, les traits devenaient flous et il était de plus en plus difficile de distinguer dans son petit cinéma intérieur, la forme du visage, la couleur des yeux, le sourire du manquant.

Sur la tombe d’Huberte, un livre en granit figé sur deux pages offrait un poème :

Ô Colombe,
À l’aube de ta vie déjà s’ouvrait ta tombe,
Tes yeux alors à jamais se sont refermés,
Depuis hélas les nôtres ne cessent de pleurer.

Derrière ces mots et ce visage juvénile, se cachait tout le mystère de la vie et de la mort. Qui sont les morts ? Où sont-ils ? Est-il possible que subitement tout s’arrête ainsi ? La morte ayant été cueillie dans la fleur de l’âge, j’arrivais à créer un lien avec moi. Elle ne faisait pas partie de ce monde inconnu et lointain des vieux (des plus de 30 ans, pour moi petite fille) qu’il était normal de voir disparaître de l’autre côté du mur. Non, elle, elle était jeune, elle était jolie, elle était souriante, et pourtant, pof ! Disparue elle aussi.

Plus tard, j’ai gardé cette fascination pour le monde du silence. Adolescente et même jeune adulte, j’aimais beaucoup me promener dans les cimetières. Ce n’était pas par goût de la tristesse, j’avais juste l’impression qu’en étant parmi les morts, en partageant leur silence, j’allais peut-être comprendre quelque chose d’eux.

 

Cimetière Sare

 

Éloigner la mort le plus possible

La vie est passée, la mort aussi. J’ai continué à garder cette fascination et à ne pas comprendre pourquoi on éloignait les morts le plus loin possible des maisons. Aujourd’hui, nos morts sont exposés dans des funérariums et le soir venu, sont laissés seul dans ce lieu inconnu. Au crématorium, ce n’est guère plus réjouissant. La dernière mort en date m’a laissé un goût amer.

Au funérarium

Alors que mon oncle allait être incinéré, le personnel en charge du rituel (le mot n’est vraiment pas adapté, mais à défaut, c’est celui que j’emploierai) nous a fait entrer dans une salle impersonnelle, au sol dallé de carrelage gris impeccablement propre, une sorte de pièce de clinique, mais adaptée à la mort. Ici, tout n’était pas blanc, mais gris. Une vingtaine de chaises pliantes, disposées en plusieurs rangées, étaient orientées dans la même direction. Nous nous sommes assis. Au milieu de la petite pièce, dans l’allée centrale formée par les chaises de part et d’autre, le cercueil fermé attendait le moment du départ définitif. Le personnel nous a informés que si l’on voulait dire un dernier adieu au mort, c’était le moment.

La mort sur écran plat

Puis, ils ont emporté le cercueil. Je me demandais alors ce que l’on faisait là et pourquoi ils nous avaient fait entrer dans cette pièce, juste pour voir partir le cercueil. Personne ne bougeait, alors je restais là, indécise. Et puis soudain, sur le mur face aux chaises, l’écran plat que je n’avais bizarrement pas remarqué s’est allumé. Et là, sur l’écran, nous avons vu le cercueil entrer dans le four crématoire et disparaître derrière les flammes. Après quelques minutes, les portes du four se sont fermées et l’écran s’est éteint. Cette scène m’a semblé surréaliste. Peut-on mettre encore plus de distance avec la mort ?

La mort hygiénique

Nous avons commencé par éloigner nos morts loin des maisons, en les reléguant, pour les quelques heures qui leur restent parmi les vivants, dans des funérariums. Peu à peu la crémation est entrée dans les mœurs, se présentant comme la meilleure solution pour de nombreuses familles. On a beau entendre partout que l’incinération prend moins de place et est plus « hygiénique » que l’inhumation, je ne suis pas sûre que ce soit la principale raison de ce choix. L’incinération a le pouvoir de faire disparaître la mort de façon presque magique. Que sont quelques cendres face au lent pourrissement du corps ? Et même si on ne voit pas les asticots à l’œuvre, on sait bien ce qu’il se passe sous terre, et cette idée est bien souvent insupportable.

Enfin, une nouvelle étape a été franchie en interposant un écran entre les proches et le four crématoire, rendant encore plus virtuelle la mort. Zou ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tu te retrouves sur un écran pour ton dernier rôle.

Est-il raisonnable de vouloir éradiquer la mort ?

La mort fait pourtant partie de la vie. Nous en avons la preuve tout autour de nous. Trouvons-nous choquant que les arbres perdent leurs feuilles à l’automne pour être totalement au repos en hiver ? Non, pas vraiment, n’est-ce-pas ? Le printemps serait-il aussi beau à nos yeux s’il était un état permanent ? Pourrions-nous encore vivre sur Terre si personne, aucun être vivant ne mourrait ? Je ne sais pas combien cela représenterait de personnes et d’animaux, mais qu’est-ce qu’on serait serrés au fond de cette boîte !

 

La mort

 

Apprivoiser la mort

Quoi qu’on en pense, nous n’avons pas le choix de toute façon. La mort fait partie de notre environnement de terriens au même titre que l’air que l’on respire. Vouloir éloigner la mort de nos vies revient à cacher la poussière sous le tapis.

Et puis quoi ? Éloigner la mort de notre vue la rend-elle plus douce, plus acceptable ? Cela produit probablement l’effet inverse. Quand elle survient dans notre vie, dans notre société, nous devons y faire face seul. Bien sûr, vous me direz que c’est toujours le cas, le deuil est dans tous les cas une affaire personnelle. Là, je me dois de faire une parenthèse.

 

De quelle mort a-t-on vraiment peur ?

Depuis le début, je parle de la peur ou de la fascination de la mort mais il y a quand même une distinction à faire entre la peur de sa propre mort et la peur de la mort qui peut frapper nos proches. Bien que certaines personnes soient réellement effrayées par leur propre mort,  nous sommes bien souvent beaucoup plus effrayés par celle de nos proches. Cela me rappelle une conversation que j’avais eu avec une amie. Nous étions d’accord sur le fait que la plupart du temps, lors d’un deuil, nous pleurons sur nous-mêmes, et pas sur le mort lui-même. Au mieux, nous pleurons le temps qui passe et qui ne reviendra pas, au pire nous pleurons l’absence, le manque que nous éprouvons, la violence suprême étant la mort d’un enfant. C’est ainsi, ce sont qui ceux qui restent qui doivent panser leur propre plaie.

 

Faire vivre la mort parmi les vivants

Bref, pour en revenir à la façon dont notre société s’occupe des morts, au deuil tel que nous le vivons dans notre monde occidental du 21e siècle, nous faisons certainement une erreur grossière en voulant éloigner la mort de nos maisons. Les rites mortuaires tels qu’ils existaient chez nous il y a encore quelques dizaines d’années, permettaient de sacraliser la mort et d’en faire un événement communautaire.

La douleur des proches du défunt étaient portée par la communauté et au sein du foyer, la veillée permettait dans le même temps, d’apprivoiser la mort et de la rendre plus tangible, notamment aux yeux des enfants. Leur cacher la mort ne me semble pas une bonne idée. Souhaitons-nous vraiment que la mort soit pour eux une notion virtuelle ?

Et puis, il y a une autre raison à vouloir garder le mort chez soi. Mais là je touche à une notion plus délicate, qui implique de croire que la mort n’est pas la fin de la vie. Je crois qu’il est important pour le mort de rester encore un peu parmi les vivants, et de comprendre ce qui est en train d’arriver. Le rite funéraire est sans doute un moyen de l’aider à passer définitivement de l’autre coté. L’accompagnement de son corps, dans son propre foyer, me semble une façon plus douce de lui dire au revoir,  mais là, bien sûr, c’est ma vision de la chose.

 

 

Y a-t-il encore la vie après la mort ?

Notre monde matérialiste ne supporte pas de ne pas comprendre. Tout doit s’expliquer par A + B. En ayant découvert le pouvoir technologique, il semble que l’être humain se soit soudainement senti le roi de l’univers. Peu importe que la Terre ait fait sa vie sans les êtres humains pendant des milliards d’années, les hommes se croient toujours omnipotents. Cet être merveilleux capable de créer des machines hyper sophistiquées ne veut pas voir la mort car il n’a aucun pouvoir sur elle. Il se met des œillères quand vient le sujet de la mort, comme un petit enfant jouant à cache-cache se croit invisible en se fourrant la tête dans un coussin. La seule réponse que cet être technologique semble vouloir apporter à sa peur de la mort est la quête d’immortalité via le transhumanisme. Et si ce que nous disent les religions depuis des siècles, voire des millénaires, avait un fond de vrai ?

Les expériences de mort imminente

Des milliers de témoignages qu’on ne peut pas ignorer

Internet, et en particulier YouTube, nous aspire parfois dans des profondeurs inconnues qui nous laissent le goût amer du temps perdu. Mais c’est aussi une mine pour apprendre en accéléré, pour écouter parler des gens dont nous ne connaissons rien, mais qui ont parfois des choses très intéressantes à dire. Grâce à internet, nous sommes dorénavant capables de mettre en relation des millions de gens et de recouper des expériences, notamment les expériences de mort imminente (EMI ou NDE en anglais : near-death experience).

Si vous vous intéressez au sujet, vous vous rendez vite compte qu’il y a énormément de témoignages sur ces expériences. Même s’il y a des variantes, il y a cependant des lignes fortes qui reviennent de façon récurrente. Décorporation, sensation de bien-être extrême, omniscience, ubiquité, rencontre d’êtres de lumière, ressenti d’amour inconditionnel qui ne ressemble en rien à ce que l’on peut éprouver en tant qu’humain, voilà des perceptions qui sont communes à une majorité d’expérienceurs (c’est le nom donné à ceux qui ont vécu des EMI). Je vous invite à visionner un de ces documentaires qui regroupe plusieurs témoignages d’EMI : Le grand retour.

 

EMI-NDE

 

Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

J’entends déjà les sceptiques dire : « Oui oui, le tunnel, la lumière blanche, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu ! » Sous-entendant que, vu que c’est toujours le même schéma, c’est sûrement qu’il s’agit d’une création de leur propre cerveau conditionné par la culture religieuse. C’est blessant pour les gens qui témoignent, car c’est faire fi de leur témoignage. C’est sûrement pourquoi tant de personnes n’en ont pas parlé pendant des années.

Hyperconscience

Si l’on écoute réellement chacune de ces histoires, on se rend vite compte que l’expérience bouleversante qu’ils ont vécu tient plus d’une  super réalité ou d’une hyperconscience, que d’un ressenti onirique. Beaucoup d’entre eux sont capables non seulement de donner des détails troublants sur ce qu’il se passe autour de leur corps, mais peuvent également, par exemple, répéter des conversations qui se sont tenues loin de leur corps.

Des scientifiques ont découvert qu’en stimulant une zone précise du cerveau, on pouvait provoquer des expériences de décorporation. La conclusion de certains scientifiques est que tout ça ne serait donc qu’une production du cerveau. Ok, je veux bien, mais comment explique-t-on alors que sans corps, nous soyons capables de voir et d’entendre, notamment des choses qui se passent loin du corps, et cela avec une sensation de conscience exacerbée. Accepter que la conscience puisse vivre indépendamment de notre corps est une étape que beaucoup de scientifiques ne veulent pas franchir.

 

Hyper conscience

 

La médecine face aux EMI

Si le corps médical n’est en général pas fan des histoires d’EMI, de plus en plus de médecins acceptent cependant d’être à l’écoute et ne balaient pas d’un revers de main ces témoignages qui remettent en question leurs propres croyances.

Les médecins qui en parlent

Jean-Jacques Charbonier est l’un de ces médecins qui ont su écouter et s’écouter. Anesthésiste depuis une trentaine d’année, il a passé sa vie à recueillir des témoignages de personnes revenues de coma ou de mort clinique. Il a lui-même vécu une expérience fondatrice alors qu’il était jeune interne urgentiste et qu’un jeune accidenté de la route est mort devant lui. Marqué par cet événement et tout ce qu’il a entendu au cours de sa carrière, il se consacre de plus en plus à l’étude des EMI, et par extension, à la vie après la mort. D’ailleurs, au terme d’EMI, il préfère celui d’EMP (expérience de mort provisoire). Il explique :

« Il faut savoir que dans les 15 secondes qui suivent l’arrêt cardiaque, le cerveau s’arrête de fonctionner. Il n’y a aucune activité électrique décelable au bout de 30 secondes. Au début, c’est 15 secondes. Au bout de 15 secondes, ça commence à décliner. Au bout de 30 secondes, il n’y a plus rien. Et on sait que dans les conditions optimales de surveillance de l’activité cardiaque, c’est-à-dire dans nos unités de soins intensifs et de réanimation, il y a une période incompressible d’au moins deux minutes avant qu’on ne donne les premiers soins et que le cœur reparte. Donc on sait très bien que toutes les personnes qui ont présenté un arrêt cardiaque sont bien revenues d’une mort clinique. Ils sont revenus de la mort et dans 18 % des cas, ils nous racontent ce qu’ils ont vu et vécu. Donc, on ne peut plus dire aujourd’hui : « Personne n’est revenu de la mort pour nous raconter ce qu’il se passe. Il se trouve que grâce au progrès de la réanimation, il y a des gens qui sont revenus de la mort.  »

Pour étudier le phénomène, Jean-Jacques Charbonier a mis en place, depuis quelques années, des ateliers de transcommunication hypnotiques (TCH). Grâce à des séances d’hypnose de groupe, il tente de créer les conditions favorables à une communication avec ce monde inconnu.

Un autre médecin, Eben Alexander, neurochirurgien américain, a fait une EMI qu’il raconte dans un livre « La preuve du paradis ». Je vous invite à écouter l’interview d’Eben Alexander, traduite en français, diffusée sur la Télé de Lilou.

 

Les EMI, manifestation de la foi ?

Qui, de l’oeuf ou de la poule ?

Plutôt que de voir ces témoignages comme des conséquences du message véhiculé par les religions, peut-être faudrait-il lire l’histoire dans l’autre sens ? Si au lieu de se dire qu’un jour, un gars s’est réveillé en se disant : « Tiens, et si aujourd’hui, j’inventais Dieu et une religion, un bon truc qui parle d’amour divin et de paradis ? Ça c’est un truc qui marcherait bien ! » Oui, ça pourrait très bien marcher, mais avouez que sortir une telle idée de nulle part, sans fondement, était difficile à développer. Le gars aurait sûrement fait un flop. Si ça a tellement bien marché, peut-être est-ce simplement que ces histoires d’EMI sont vieilles comme le monde. Peut-être que les histoires vécues par les uns et les autres, racontées, compilées, sédimentées, ont-elles fini par créer une théorie ? Ce que les hommes en ont fait par la suite n’a plus grand-chose à voir avec l’amour divin, je vous l’accorde. Faut-il pour cela jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Bon, je ne veux pas m’étendre sur les sceptiques. Je trouve même que c’est bien d’être sceptique, de s’interroger, de ne pas gober n’importe quoi. En revanche, quand on fait face à des phénomènes inexplicables, corroborés par plusieurs témoins, parmi lesquels des médecins, donc des scientifiques, et qu’on continue à mettre ces phénomènes sur le compte de l’imagination, de la crédulité ou peu importe quoi d’autre, il me semble qu’il y a un entêtement qui confine à la mauvaise foi.

Amour, Amour

Au-delà des perceptions exacerbées ressenties par les expérienceurs, ce qui pour moi est le plus troublant dans ces témoignages, c’est la rencontre avec un amour extrêmement puissant, d’un amour inconditionnel. C’est dans cet aspect là que réside vraiment la force de ses témoignages. Finalement, que serait la révélation d’une conscience extra corporelle sans cet élément central, cet amour que tous peinent à décrire ? Je conçois qu’il est difficile d’y prêter une grande attention quand on ne l’a pas vécu ; ce ne sont que des mots. Mais lorsqu’on l’a ressenti une fois dans sa vie, tous ces témoignages font écho et nous font entrer pour de bon dans une autre dimension.

Amour divin

Je n’ai pas vécu d’EMI, mais je pense avoir eu la chance de ressentir cet amour-là. Je ne peux pas savoir si c’était aussi fort que ce que peut vivre un expérienceur d’EMI, mais ce que j’ai vécu était déjà extraordinaire et m’a marqué à vie. Il m’est arrivée de vivre pas mal de choses troublantes, des coïncidences ou des manifestations que j’interprète comme des signes de l’au-delà. Mais ce que je vous raconte dans le podcast ci-dessous est sans doute une des deux expériences surnaturelles les plus fortes que j’aie pu vivre. Elle ne laisse pour moi aucun doute sur l’existence d’un autre monde, un monde qui existe tout près de nous mais que nous ne pouvons pas voir.

Encore des questions

Il y a cependant une chose qui me trouble dans beaucoup de témoignages de ces EMI. Pratiquement tous ceux que j’ai entendu à ce sujet disent que, bien que l’expérience ait été merveilleuse et indescriptible par tant de bien-être et d’amour ressentis, bien qu’ils n’aient plus peur de mourir, ils sont heureux de vivre et disent qu’il faut aimer la vie, la célébrer, et profiter au maximum de chaque instant. Croire en la vie après la mort n’est pas le problème de mon point de vue. J’y ai toujours cru et tous les témoignages que j’ai pu entendre n’ont fait que renforcer cette conviction. Non, ce qui pour moi reste le mystère de la vie est là : pourquoi cette vie terrestre est-elle si précieuse, puisqu’une vie puissance 1000 nous attend derrière le rideau ? J’aime la vie, le chant des oiseaux, la brise légère et les vents puissants, les matins et les soirs d’été, caresser un chat et câliner un chien, danser et partager des moments avec ceux que j’aime, respirer l’air frais… Mais je sais aussi que le monde vibre de souffrances, alors pourquoi faut-il aimer cette vie qui peut être merveilleuse et pourtant, tant faire souffrir ? Qu’y a-t-il derrière cette injonction à aimer la vie ? Pourquoi est-on ici ? Ça reste pour moi le plus grand mystère.

 

Crédit photos
Photo couverture : par OpenClipart-Vectors de Pixabay & Background vector created by freepik – www.freepik.com
Photo 1 – Croix – par Pexels de Pixabay
Photo 2 – Cimetière  : Muriel Romero
Photo 3 – Plage soleil couchant : Muriel Romero
Photo 4 – Bougie : par Gerd Altmann de Pixabay
Photo 5 – Illustration tunnel lumière : par Karin Henseler de Pixabay
Photo 6 – Conscience: par Gerd Altmann de Pixabay
Photo 7 – Corps dans lumière: par Gerd Altmann de Pixabay


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